mutti et spiritualité la conception d'Elie

Alors, un petit tour dans la section fantastique du site pour la fête de Pâques :)

 

Ça fait un petit moment que je réfléchis à comment décrire les expériences spirituelles que j’ai vécues pendant mes grossesses et les répercussions sur ma vie de tous les jours ; je me dis « ma fille, on va te prendre pour une folle au mieux, une patiente échappée de psychiatrie au pire ». Mais est-ce réellement important, ce qu’on pense de moi ?

 

Je vais donc vous parler aujourd’hui de la période avant la conception d’Elie-Michel et de comment j’ai appris que j’étais enceinte.

 

J’avais une relation avec une personne un peu spéciale. Je l’aimais beaucoup malgré ses nombreuses crises et ses nombreux caprices, j’ai concédé beaucoup de sacrifices pour qu’il m’accepte, ce qui était visiblement une erreur : Personne ne devrait à avoir à changer quasiment tout en lui pour plaire à quelqu’un d’autre. Mais spirituellement aussi, je me sacrifiais continuellement pour lui, parce que c’est ma nature et que rien ne changera cela. J’ai -pour ceux qui ont l’habitude de prier et qui sont à un certain niveau- subi des attaques foudroyantes. J’ai pris des missiles pour lui, pour sa famille. Je vous épargne la gymnastique intellectuelle, spirituelle et physique que cela m’a coûté. Tout ce qui en a résulté, c’est qu’il m’a accusée en plus de tout ce que je vivais avec et pour lui, d’être une sorcière.

 

Avant lui, j’avais été mariée, et accusée d’être stérile, de ne pas pouvoir faire d’enfants. Comme j’avais eu d’autres relations avant dont je n’avais jamais pris de grossesse, j’avais fini par me dire que j’étais responsable d’une manière ou d’une autre. Tous les examens n’ont rien révélé ; je n’avais aucun souci particulier.

 

mutti et spiritualité conception elie michel

 

Les circonstances spirituelles de la conception d’Elie sont très particulières…

 

Son géniteur et moi-même étions séparés (comme d’habitude d’ailleurs, après chacune de ses crises d’humeur) depuis un moment.

 

J’avais entamé le 1ernovembre la grande neuvaine de Notre Dame de Pompéi donnée par une amie, qui dure 6x9 jours. Mon sujet c’était la guérison des blessures intérieures. Celle-ci devait donc s’achever le 24 décembre 2015. Avec elle, je faisais une prière pour le don de la naissance d’un enfant, sans vraiment comprendre pourquoi. J’aimais bien les prières et je méditais beaucoup quand je ne travaillais pas. Jean pliya est, avec Saint José Maria Escriva et Saint Louis Marie Grignion de Monfort, un de mes auteurs préférés.

 

Et brusquement, après une soirée où il m’avait revue, il a demandé à me voir, a donné l’heure et la date à laquelle je devais passer chez lui. J’ai prié avant d’aller à ce rendez-vous ; j’étais épuisée de ce yoyo émotionnel. Le Seigneur m’a seulement apaisée pour que j’y aille. Je n’ai compris que beaucoup plus tard que cette nuit allait changer ma vie. Comme si son cœur avait été incliné ce jour-là, c’est lui qui a insisté pour que je reste ; nous étions le 20 décembre, c’était son anniversaire.

 

Quelques jours plus tard, il a recommencé les phases, et j’ai compris plus tard que c’est parce qu’il avait une autre relation avec une autre jeune demoiselle. Ma vie a continué, ma routine aussi, même si mon cœur était brisé. Mais le Seigneur avait un autre plan… et mon stress n'a jamais changé quoi que ce soit: seule ma Foi m'a rassurée.