burn out parental

Le bonheur d'être devenu parent peut du jour au lendemain virer au cauchemar sous le poids de certaines pressions du quotidien. C'est ce qu'on appelle faire un "burn out" parental.
"Burn out" à l'origine est un terme qu'on employait dans le milieu professionnel. On parle de burn out pour désigner toute sensation de stress, de grande fatigue, de dépression et de surmenage liés aux obligations professionnelles.
Le terme a ensuite été ramené au contexte familial, pour désigner toute sensation de stress, de dépression et de surmenage nés de l'épuisement et du sentiment de ne pas être à la hauteur de ses devoirs ou obligations familiales. On parle alors de "burn out" parental. Si on parle de "burn out" parental, on entendra par contre plus souvent le terme "burn out" maternel, car les femmes sont en général plus touchées par ce phénomène que les hommes.


La raison est simple.

La femme, en plus de ses obligations professionnelles, est celle qui passe plus de temps avec les enfants, à s'occuper d'eux et de tout ce qui concerne l'entretien de la maison. Et quand on ne bénéficie pas d'aide ou d'assistance, et qu'on est seule à devoir gérer tout ça à la fois, on est constamment fatiguée, irritée, déprimée... On n'en peut plus, on ne se sent plus capable, bref on craque.
Cet état est à la fois un épuisement physique et psychique, parfois une sensation de vide, et de surcharge émotionnelle, d'envie de fuir , de partir loin de toutes ces choses et ces personnes pour lesquelles on se donne corps et âme, mais qui finalement échappent quand même à notre contrôle et parfois ne nous semblent pas reconnaissants. Ces sentiments sont très courants dans les premiers mois après un premier accouchement, et par la suite quand on a plusieurs enfants, tous en bas-âge .


Bien que ce soit une réalité, le "burn out" parental reste un sujet tabou.
Ceux qui en souffrent n'osent pas toujours en parler de peur d'être jugés. Il y a aussi cette pression sociale qui pousse à vouloir se montrer fort(e) pour prouver qu'on est à la hauteur, même quand tout va mal.

 

burn out parental

 

Comment prévenir ?


Il faut apprendre à lâcher prise face à certaines situations , et à accepter l'idée qu'on ne peut pas tout contrôler à la perfection, accepter qu'on est parents, mais pas parfaits. Et puis, ce n'est pas parce qu'on est adulte et parent qu'on n'a plus le droit de pleurer si on en a envie et qu'on en ressent le besoin. Pleurez aussi souvent que l'envie vous prend. Ça fait du bien ! Mais attention, ça ne veut pas dire passer sa vie à pleurer. Tout excès nuit !


On compterait moins de cas de "burn out" maternel si les conjoints assistaient et aidaient plus leurs partenaires dans la gestion des enfants et des tâches de la maison. Messieurs, sachez que même Batman à un moment a eu besoin de Robin !
Les partenaires doivent pouvoir se relayer entre eux concernant les devoirs et obligations de la maison pour que l'autre aie du temps à consacrer à sa personne, à sa vie sociale. Vous pouvez aussi bien relayer à des personnes (de confiance) la gestion des enfants pour vous accorder vous aussi de bons petits moments en tête-à-tête.


Si vous êtes une maman solo, mettez votre famille à contribution pour vous permettre de vous amuser, vous détendre, peut être même rencontrer de nouvelles personnes! Ce n'est pas parce qu'on a décidé de prendre du temps pour soi qu'on doit culpabiliser et penser être un parent irresponsable et égoïste.

 

conjoints aidant avec bébé


Comment en guérir


Il n'y a pas meilleure thérapie que PARLER ! Mais bien sûr, parler aux bonnes personnes, partager, se décharger de tout ce qu'on ressent. L'idéal est de partager ce qu'on vit avec d'autres parents. Cela peut paraître un peu malsain, mais l'idée de savoir qu'on n'est pas seul(e) à traverser une situation difficile, compliquée, et que d'autres personnes vivent la même chose, ça réconforte, quelque part. C'est participer à une thérapie de groupe.


En couple, communiquez entre conjoints, soutenez-vous, entraidez-vous.
Et enfin pourquoi pas, tournez-vous vers un psychologue
Songez avant tout à vous sentir heureux avant de vous sentir parent, c'est capital pour vos Kindas !

 

COMMENTS

  • Arielle (non vérifié) 14.08.2020, 7:00 am

    Lorsque j'ai eu ma fille,j'avais un garçonnet de 25 mois, et j'étais au chômage.Au début j'étais heureuse d'avoir du temps pour moi à satieté,puis  environ 7 mois après,ça a commençé à me peser.J'avais l'impression d'être réduite au rôle de nounou-cuisinière-maîtresse de maison.Mon conjoint allait bosser,le petit à la crèche,et moi toujours at home!j'ai fini par craquer,la vie active surtout,me manquant.

    Mon conjoint a compris et s'est impliqué un peu plus, j'ai recommençé à sortir,juste pour moi et seule, me chouchouter sans culpabiliser et correctement( ça gâche le plaisir,s'offrir une manicure en pensant à bb qui doit peu être pleurer at home).Elle restait avec ses grand-mère et tata et moi je pouvais souffler un peu.Il m'a suffi de demander de l'aide pour m'en sortir,en somme:).

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